#6 – Qu’est-ce qu’on mange à midi?

VOCABULAIRE ET TRANSCRIPTION:

la chairflesh
végétalienvegan
le régime alimentairediet
les produits laitiersdairy products
le mielhoney
l’abeillebee
l’écologieecology
l’effet de serregreenhouse effect
l’élevagebreeding
l’abattoirthe slaughterhouse
le flexitarienneflexitarian
le gigotleg of lamb
carnivorecarnivore
omnivoresomnivores
herbivoresherbivores
granivoresgranivores
les miettescrumbs
la maltraitancemistreatment
l’élevage intensifintensive breeding
infligerinflict
intensiveintensive
gorgerstuff
glorieuxglorious
le palaispalate
le couliscoulis
fadetasteless
industrielindustrial
bioorganic
empreinte carbonecarbon footprint
l’avocatavocado
Il vaut mieux prévenir que guérirPrevention is better than cure
la provenanceprovenance
douteuxdoubtful
OGMGMO
bourréstuffed
les pesticidespesticides
la malbouffejunk food
tous les 36 du moisone in a blue moon
dégustertaste
adopteradopt
accessibleaccessible
la margemargin
inciterincentive
l’aubainebargain
la tendancetrend
l’aciersteel
la taulesheet metal
blaguejoke
la tôlejail
la prisonprison
l’argotslang

00:00:19
Jean: Bonjour à tous c’est Jean et Miriam pour votre podcast Le Jus Français. Donc on vous parle de culture française, de mode de vie à la française et bien sûr un peu de vocabulaire qui vous sera très utile. Donc comment ça va Miriam aujourd’hui?

00:00:33
Miriam: Très bien, merci. Et toi?

00:00:35
Jean: Ça va, ça va très bien. Je suis en forme, et aujourd’hui on va parler de quoi?

00:00:40
Miriam: On va parler de végétarisme.

00:00:43
Jean: D’accord. Donc végétarisme, ça a à voir avec végétarien, qui veut dire qu’on mange….?

00:00:51
Miriam: …Pas de chair animale. Donc c’est la base d’un régime alimentaire. En fait, on se nourrit essentiellement de fruits et de légumes, mais on ne mange pas de chair animale, que ce soit de la viande ou du poisson. On peut cependant manger des oeufs et du lait

00:01:07
Miriam: D’accord. Des œufs, du lait, du fromage, c’est ça?

00:01:11
Miriam: Voilà. Après, il y a une autre sorte de végétarisme, mais qui est un peu plus strict. Donc c’est quand on est végétalien. Donc là, c’est un régime alimentaire qui omet tout ce qui vient des animaux. Donc ça peut…… là, les oeufs. C’est interdit. Les produits laitiers, donc fromage, lait, mais également le miel. Parce que ça vient des abeilles, donc on ne peut pas en manger.

00:01:35
Jean: OK, d’accord, donc c’est assez… C’est assez précis en fait, ouais, c’est précis. Et alors, à ton avis? Je ne sais pas si t’es végétarienne, mais pourquoi en fait? Pour quelle raison les gens deviennent végétariens la plupart du temps? Est ce qu’il y a plusieurs raisons? Est ce que ça varie dans le temps?

00:01:54
Miriam: Je pense qu’en France, il y a un réel effet de mode qui est qui est venue. Et aussi une prise de conscience. Donc, que ce soit au niveau de l’écologie, parce qu’on le sait, ça consomme énormément. C’est une des causes de l’effet de serre. Tout ce qui est élevage, animaux, mais aussi par rapport à la cause du bien être animal, parce qu’on sait que les conditions dans lesquelles sont élevés les animaux destinés à l’abattoir sont mauvaises. Il y a de plus en plus de documentaires à ce sujet et c’est vrai que le niveau des consciences, on préfère s’en passer. Moi, pour ma part, je me considérais plutôt comme flexitarienne. Ça voulait dire que je mange rarement de la viande.

00:02:36
Jean: Donc flexitarien. C’est un nouveau mot, il me semble, qui est apparu récemment. Donc flexi flexibilité. Et si le même, la même… La deuxième partie, c’est végétarien. Donc on va mélanger les deux mots. Ça fait flexi à rien. Et donc oui, c’est un peu un choix de tous les jours. En conscience, on va dire se dire “eh bien moi, aujourd’hui, je vais manger de la viande. J’ai choisi parce que c’est une bonne viande. Et puis j’ai envie”. Et puis peut être que la plupart du temps, je ne changerai pas de viande. C’est ça?

00:03:08
Miriam: C’est ça. C’est un mode de consommation qui est différent. Il faut savoir qu’en France, la viande a toujours été une part très importante du régime des Français. Il y a toujours eu des bouchers avec des boucheries, donc un endroit où on va acheter sa viande. On en mange souvent à tous les repas. Je sais qu’il y a beaucoup de familles françaises qui mangent de la viande au moins une fois par jour. Mais souvent, je dirais que la moyenne, c’est plutôt une fois par semaine avec le fameux gigot du dimanche.

00:03:37
Jean: Oui, c’est ça.

00:03:38
Miriam: Dans les repas de famille, il y a souvent de la viande le dimanche midi.

00:03:42
Jean: Oui, d’accord. Donc ok, la viande, c’est important quand même en France. Donc toi, t’as commencé à être flex ontarienne il y a longtemps ou c’est une évolution comme ça, progressive?

00:03:57
Miriam: Sans le savoir, je l’étais déjà parce que depuis petite, chez moi, on mange pas de la viande tous les jours. C’est plutôt pour des occasions. Par exemple, un barbecue, c’est exceptionnel, ou alors un anniversaire ou une fête. Donc c’est vrai que j’avais pas l’habitude de manger souvent de la viande. Finalement, j’en mangeais uniquement au restaurant. Et en fait, c’est comme ça que j’ai su qu’être flexitarien, c’est justement lorsque on avait une consommation de viande exceptionnelle.

00:04:26
Jean: D’accord, mais quand on mange de la viande, on dit qu’on est carnivore. C’est ça.

00:04:29
Miriam: Exactement.

00:04:31
Jean: Carnivore. Donc nous, les humains, on est omnivores, donc on mange de tout, on mange des graines, on mange des légumes, on mange de la viande. Voilà. Et certains animaux sont seulement carnivores. D’autres animaux sont herbivores, ils mangent seulement de l’herbe, des légumes. Voilà des choses qui des plantes. Et ce que granivores, granivores, ça existe?

00:04:53
Miriam: Je connais pas, je ne sais pas.

00:04:54
Jean: Il me semble qu’il y a un mot comme ça. Faudrait faudrait rechercher. J’ai oublié un mot. Ils mangent des graines, ils mangent des volailles, peut être les poules… ils mangent de petites miettes de pain, voilà. Donc effectivement, tout à l’heure, tu parlais de la maltraitance, de l’agriculture et de l’élevage intensif. Je pense vraiment que c’est un problème. C’est un gros problème à la fois pour le traitement qu’on inflige aux animaux et aussi à la qualité des aliments. Forcément, ça, ça affecte cette qualité. Donc ce soit au niveau de je ne sais pas des tomates qui sont en agriculture intensive, qu’on va gorger d’eau et qui n’ont plus de goût à la fin parce qu’en fait on les a fait grossir, on les a fait… peut être qu’on a mis des produits aussi, mais seulement ils ont, ils ont le goût d’eau en fait, c’est ces fruits et ces légumes. Et pour bien sûr les poules, sais pas. Les animaux élevés en batterie, c’est un peu pareil. Je pense que eh bien, leur vie, les derniers moments de leur vie ne sont pas glorieux et du coup, ça, on imagine que ça peut avoir aussi une influence sur la qualité de la viande. Voilà donc effectivement aussi, Il y a aussi une chose dont je voulais parler, c’est quand on devient végétarien. On redécouvre en fait certains aliments, certaines céréales, certaines graines, certains légumes qu’on n’a pas l’habitude de consommer parce qu’en fait on a essayé de rééquilibrer un peu notre alimentation. Est ce que toi, tu consommes des céréales un petit peu différentes ou des choses d’un petit peu différentes?

00:06:38
Miriam: Alors? Peut être pas des céréales différentes, mais beaucoup de légumes qu’on n’achète pas tous les jours, des anciens légumes notamment. Donc c’est vrai que lorsqu’on mange moins de viande, on se lasse vite des légumes, qu’on va en chercher des nouveaux. Et c’est vrai que on redécouvre parfois des légumes qu’on n’avait pas mangé depuis des années, depuis l’enfance. Et puis surtout, vu que le goût change, le palais change. On réapprend aussi à aimer certains légumes.

00:07:08
Jean: C’est effectivement, c’est intéressant, ça. Oui, on a, on réapprend à aimer. J’ai un ami qui travaillait dans la restauration, il faisait des pâtisseries et donc ils avaient l’habitude d’utiliser du coulis de fraises. Mais en fait, c’était des fraises mélangées. Ils achetaient ça, des coulis de fraises, je ne sais pas sur leurs tartes. Et un jour, ils avaient plus de coulis. Et ce chef pâtissier, il s’est dit “On va en faire un nous-même du coulis, puisqu’on n’en a pas”. Donc ils ont mixé des fraises, alors ils ont fait ajouter du sucre et ils ont mis sur les tartes. Et il s’est avéré que les clients habitués, ils n’étaient pas contents parce qu’en fait le goût était différent et ils se demandaient ce qui se passait. Donc eux, ils avaient l’habitude d’un goût un peu industriel. En fait, très, ne sais pas très. Pas fade, mais équilibré, en fait, d’une certaine façon. Et dès qu’il a mis un peu plus de naturel, donc des vraies fraises qu’il avait acheté, et tout ça, je pense que sa recette était bonne. Mais voilà, ça a changé, mais c’est pareil quand on fait goûter, je sais pas une tomate à un enfant qui a consommé que des tomates de industrielles. C’est tellement sucré, c’est tellement fruité, vraiment. Je pense que pour lui, c’est un nouveau fruit, quoi. Parce que c’est vrai quand on mange des tomates, même au restaurant d’ailleurs. Malheureusement, les tomates ne sont pas toujours bonnes. C’est fade, il n’y a pas de goût, c’est fade, voilà. Donc je pense que c’est bien aussi de retrouver, comme tu dis la, à la fois des nouveaux aliments et le goût en fait de retrouver un certain goût. Donc ça, on parle pas seulement de végétarisme, mais aussi de manger bio, manger sain, manger qualité, manger local. Voilà, pour ma part, je suis un peu comme Miriam je pense, flexitarien. Et donc j’ai des périodes ou je ne vais pas trop manger de viande et puis d’autres ou je suis content de manger, surtout quand c’est de la bonne viande. C’est vrai que tout ce qui est viande et animal, je vais essayer de faire plus attention à la qualité. Donc si c’est les producteurs, voilà si c’est chez le boucher plutôt qu’au supermarché par exemple. Encore que aujourd’hui, les supermarchés, ils commencent à quand même comprendre que les gens sont inquiets pour leur santé, se préoccupent de leur santé. Donc ils proposent quand même de plus en plus de bons produits bio. Voilà, ils essayent de s’adapter.

00:09:32
Miriam: C’est vrai que les végétariens et végétaliens, en règle générale, font très attention à la provenance de leurs produits. Donc pour plusieurs raisons à la fois écologiques, éthiques par rapport au bien être animal, mais aussi par rapport aux légumes, puisqu’ils ne se nourrissent essentiellement que de fruits et de légumes et de graines. Eh bien, il faut que ceux-ci soient de bonne qualité. Donc effectivement, ils vont plus aller vers des produits bio, mais aussi regarder la provenance, donc dans l’idée, moi j’ai une copine végétarienne et c’est vrai qu’elle essaie de se fournir localement, donc dans la région et au mieux en France. Et c’est vrai qu’elle essaie de faire au maximum tout ce qui vient d’Europe, donc pour atténuer son empreinte carbone au niveau des échanges, mais aussi parce qu’elle a tout ce qu’il faut là dans la région. Et elle n’a pas besoin de faire venir un avocat d’Amérique latine.

00:10:26
Jean: Oui, c’est vrai qu’on a vécu dans un monde ou on avait tout accessible à tout moment. Et je pense que c’est bien qu’aujourd’hui les gens prennent conscience qu’on peut être content. On peut être heureux avec ce qu’on a autour de nous, tout simplement. Donc pas forcément aller vers de la quantité, mais aller vers de la qualité. Il y a une autre raison pour pour laquelle, en fait, les gens sont végétariens, c’est aussi pour leur santé dans le sens, bon, y a l’aspect moral en fait, éthique… que tout ce que tu as à mentionner et la santé. Donc effectivement là, manger peut être bio, manger en santé, voilà des ingrédients, des aliments qui sont pleins de vitamines, des bonnes protéines, des choses de qualité. Et ça, c’est important aussi. Donc surtout, je crois qu’il y a les bouddhistes aussi qui ne mangent pas de viande parce que je ne sais pas pour certaines raisons.

00:11:19
Miriam: C’est la religion, effectivement la religion.

00:11:22
Jean: Mais effectivement, les légumes tout ça, même les, les ingrédients, les aliments de manière générale vont avoir une influence importante sur notre corps.…

00:11:34
Miriam: C’est ça. Il vaut mieux prévenir que guérir, c’est manger bien et être en bonne santé plutôt que de manger des produits de provenance douteuse ou avec des OGM ou bourrés de pesticides qui vont nous rendre malades. On sait aujourd’hui que la moitié des pesticides utilisés dans les 20 dernières années sont cancérigènes. Donc c’est vrai que ça…voilà on se pose des questions et on essaie de choisir des produits qui vont nous maintenir en bonne santé.

00:12:03
Jean: Oui, et c’est toujours pareil. Moi, j’ai été végétarien aussi pendant pendant, peut être 6 à 8 mois quand j’étais en Asie et je m’inquiétais pas mal pour ma santé. Je me disais que je mange de la qualité. Je ne voulais pas manger des produits transformés au maximum. Je voulais des produits qui étaient directs le plus possible. Ce n’est pas facile en fait de faire ça, mais d’un autre côté, c’est le long terme aussi. Il faut voir que… c’est pour ça que je suis bien en flexitarien, c’est que le long terme est important. Évidemment, si on mange de la malbouffe ou un aliment transformé. Bon, on peut se dire ça, c’est pas bien, c’est pas bien, mais d’un autre côté, c’est c’est si, si on en mange tous les jours. Évidemment, ça peut créer plus de problèmes que si on en mange une fois “tous les 36 du mois“.

00:12:57
Miriam: Comme on dit, c’est la dose qui fait le poison.

00:13:00
Jean: Voilà, comme tu dis, la dose qui fait le poison. Donc ça, c’est une première chose. Et puis la deuxième chose, c’est le terrain donc qui on est évidemment si on passe son temps à manger. Enfin, ça, c’est mon opinion. Mais si on passe son temps à manger des bonnes choses, etc, mais qu’à l’intérieur de nous on les mange avec tristesse, on est tout seul, on n’a pas d’amis.

00:13:21
Miriam: On est sédentaire, voilà.

00:13:23
Jean: Et c’est ça, donc ça à presque bon, ça contribue à notre bien être. Mais je pense que manger avec des émotions, voilà des bonnes émotions positives. Ça, ça aide beaucoup. Souvent, quand on va, quand j’étais en Asie, je voyais beaucoup. Les repas étaient très rapides et ils étaient pris très rapidement. Et en fait, moi, je n’avais pas l’habitude. J’avais l’habitude de passer beaucoup de temps à table, de déguster, de parler avec les gens en mangeant, d’être heureux. Pour ce moment de partage. Et je n’ai pas trouvé ça dans la plupart des repas du quotidien en Asie. Et ça, c’était difficile.

00:14:01
Miriam: ça t’a manqué?

00:14:01
Jean: Je pense que oui, ça, ça manque, ça manque beaucoup.

00:14:04
Miriam: Vrai qu’en tant que Français, l’art de la table et de de manger, comme tu dis de partager, c’est très important. On le voit bien au restaurant, les gens, ils finissent de manger, mais ils restent 1 h à table, même après avoir pris leur café. C’est vraiment important pour eux. En plus, on le voit aujourd’hui, les pauses de midi en France, même dans les grandes villes, sont de 2 h alors que dans certains autres pays c’est 30 minutes maximum.

00:14:30
Jean: Oui, c’est vrai que c’est long. Parfois c’est le temps à peu près 1 h et demie 2 h, mais ça nous laisse le temps de déguster. Si on parle un peu plus de mode de consommation d’alimentation dans les restaurants, on voit à midi, les gens prennent un verre de vin aussi. Donc ça, c’est une façon différente de consommer. Et puis ça dure longtemps. Les repas ont tendance à durer un peu longtemps, l’attente aussi au restaurant pour en parler la prochaine fois, c’est typique. Mais c’est très bien, j’en parlais le jour avec un élève, il y a de plus en plus de magasins pour les végétariens, il y a de plus en plus de restaurants pour le végétarien. Et ça, c’est quelque chose qui c’est positif. C’est vraiment bien parce qu’il y a le choix. Et puis il y a plus de produits et les personnes qui ont du mal à manger de la viande et ils vont avoir des tu sais…, des steak…

00:15:24
Miriam: Des steak végétal. Alors moi là dessus, j’ai un avis un peu partagé parce que ne mangeant pas de viande, j’en mange vraiment pas. Moi, c’est plus du poisson que je mange. C’est vrai que dans les restaurants aujourd’hui en France, il y a cet effet de mode des végétariens. Mais on n’a pas le choix. C’est à dire qu’en fait, dans les menus, on va avoir un choix de différentes viandes. Donc on va avoir du porc, de l’agneau, du bœuf. On va avoir peut être deux poissons au maximum. Et après, dit vos légumes, on a rarement le choix, c’est à dire qu’ils font un menu végétarien. Par contre, par exemple, moi, je n’aime pas le quinoa. Souvent, il y a des steak de quinoa bien. Je n’ai pas le choix si je ne veux pas manger de produits animaliers, donc je pense qu’on arrive petit à petit à…. voilà, l’effet de mode va se passer. On va rentrer vraiment vers un une consommation consciente. On va vraiment prendre en considération. Bien voilà les choix des clients qui changent. Mais c’est vrai que pour le moment, moi, de ce que je vois dans les restaurants, c’est plus un effet de mode. On sait qu’il y a des végétariens, donc on va adapter un menu. Mais moi, j’attends à ce qu’on adapte plusieurs menus.

00:16:26
Jean: Ouais, je suis d’accord avec toi là. C’est vrai qu’il y a un effet de mode. Je pense que c’est les commerces. Ils veulent toucher cette clientèle malgré tout. Je ne suis pas trop d’accord avec ça. Je ne sais pas. Je trouve que c’est un peu… McDonald commence à sortir des des choses végétariennes ou bio. Et moi, je trouve que c’est un peu. C’est très très hypocrite et je trouve que c’est… Je ne sais pas. Ça me dérange beaucoup parce que quand on va à McDonalds, on sait qu’on ne va pas manger de la grande qualité. Ça peut être bon, mais voilà, ce n’est pas un restaurant. On va pour manger végétarien, enfin, parce que végétarien, ça va aussi avec Bio, Qualité, local, donc je pense que c’est tout un concept et je trouve ça un peu exagéré….

00:17:19
Miriam: C’est clairement du “greenwashing”, pour ma part, c’est purement marketing, c’est purement marketing parce que lorsqu’on est végétarien ou végétalien ou même vegan, c’est vraiment un mode de vie que l’on que l’on adopte. Et je pense que c’est plus une image qu’ils veulent faire passer plus qu’autre chose parce que je doute que les végétaliens vont manger au Mcdo.

00:17:40
Jean: C’est ça? Donc ça fait partie des tendances. C’est pas plus mal. Mais je trouve que quand même, là, c’est vraiment les extrêmes qui se rencontrent. Et il y a ce côté consommation, fast food, malbouffe qui rencontre eh bien, le développement durable, économie et écologie. Tous ces trucs là qui sont plutôt dans le local et dans le respect de l’environnement. Et ça se rencontre. Donc ça, c’est assez intéressant. Donc voilà pour le végétarisme. Bah dites nous, si vous êtes végétarien, ce que vous en pensez, est ce que vous êtes d’accord? Est ce que vous n’êtes pas d’accord? Quelles sont vos habitudes? Est ce que vous avez du mal ou de la facilité à trouver certains ingrédients pour cuisiner ou même certains restaurants dans votre ville ou vous habitez? Et puis quelque chose d’autre à dire sur ça?

00:18:31
Miriam: Hmmm. Je rajouterai juste qu’en France ce n’est pas encore très accessible. Tout ce qui est justement végétarien et vegan, ça reste très cher et je suis surprise à chaque fois justement dans les, dans les menus, au restaurant ou même dans les supermarchés, qu’un steak végétal coûte plus cher qu’un steak animal. Alors qu’on on sait que les plantes achetées au marché ou quoi ça coûte, ça coûte pas cher. Par contre, au restaurant, c’est exactement au même prix. Donc je ne trouve pas ça normal. Maintenant, voilà, les restaurateurs ont trouvé une solution pour se faire une belle marge dessus. Mais voilà, moi j’aimerais bien qu’on incite les consommateurs à ajustement, à manger moins de viande et en mettant justement des prix plus bas.

00:19:08
Jean: Oui c’est vrai que les légumes sont pas trop chers en France encore et effectivement je pense qu’ils profitent de l’aubaine de cette tendance. Et c’est vrai que les végétariens sont souvent des gens qui ont quand même un certain niveau de vie. Ils peuvent dépenser de l’argent, donc les commerçants se disent pourquoi pas? On en profite, c’est le jeu!

00:19:29
Miriam: C’est exactement.

00:19:30
Jean: Ok. Eh bien, on se retrouvera la prochaine fois. Miriam , est ce que tu connais la différence entre la tour Eiffel et un prisonnier?

00:19:39
Miriam: Non.

00:19:40
Jean: La tour Eiffel est en acier et le prisonnier, il est en taule.

00:19:46
Miriam: Pas mal, pas mal.

00:19:47
Jean: Ouais. Donc ça c’est une petite blague. La tôle/taule, c’est un métal en fait. Et ça veut dire aussi prison en argot. Voilà, on vous retrouve la prochaine fois. À bientôt!

00:19:58
Miriam: À Bientôt!